Journée d’hommage à Julien Gracq - IEA de Nantes et MSH Ange Guépin Nantes
La Maison des Sciences de l’Homme Ange Guépin et l’Institut d’Etudes Avancées de Nantes vous invitent à une Journée d’hommage à Julien Gracq le 15 mars 2010 de 9h30 à 20h.
Cette journée, ouverte au public, s’organisera autour d’une série de conférences, d’une table ronde et de lectures. A cette occasion, la bibliothèque de MSH Ange-Guépin et de l’IEA de Nantes deviendra la Bibliothèque Julien-Gracq.
Lieu : Amphithéâtre Simone-Weil (rdc) - MSH Ange-Guépin/IEA 5 allée Jacques Berque à Nantes (Stade Marcel-Saupin) Tramway ligne 1 - Arrêt Gare SNCF : sortie Gare Sud Bus Lignes 24, 56 et 58 (Arrêt Allier) Busway ligne 4, Navibus, Bicloo
Programme complet de la journée :
mardi 16 mars 2010
Bernhild Boie veille sur l'oeuvre de Julien Gracq (ouest-france) 15/03/2010 par Isabelle Labarre
Professeur de littérature germanique, exécutrice testamentaire de l'écrivain, elle fut aussi l'éditrice de son oeuvre dans La Pléïade. Bernhild Boie participait, hier à Nantes, à un hommage à l'écrivain.
Bernhild Boie avait 24 ans lorsqu'elle rencontra Julien Gracq pour la première fois. Grande lectrice depuis sa découverte d'Un Balcon en forêt, séduite par cet écrivain « qui sortait des chemins classiques », l'étudiante allemande avait choisi de lui consacrer sa thèse de doctorat. « À l'époque, rien n'avait été publié sur lui, à part dans la presse. Je suis venue à Paris et José Corti, son éditeur, m'a tout simplement donné son numéro de téléphone. Je n'y croyais pas. Moi, petite étudiante, je ne me voyais pas déranger l'écrivain ! » Bernhild Boie a fini par appeler Julien Gracq. C'était en 1961. Le début d'une longue amitié, jalonnée de fréquents entretiens, jusqu'à la mort de l'écrivain en décembre 2007. « On ne parlait pas de ses romans. Pour lui, la critique était l'affaire des critiques. Dans ma thèse, je n'ai publié qu'un petit entretien où je l'interroge sur le bouddhisme et sur Wagner. »
Julien Gracq, un nom déposé
Sa thèse abordait les grands thèmes développés dans l'oeuvre de Gracq. Devenue professeur de littérature germanique, Bernhild Boie aura l'occasion, quelques années plus tard, de s'y replonger dans les moindres détails, sollicitée par l'auteur pour l'éditer dans la collection de La Pléïade. « Il m'a demandé si cela m'amuserait de reprendre tout cela. J'ai accepté, en sachant que j'allais sans doute contredire ce que je pensais en 1961. On est toujours un peu péremptoire quand on est jeune ! »
À cette méticuleuse et protocolaire tâche d'introduction et d'annotation de chaque ouvrage, Bernhild Boie a consacré une dizaine d'années. « Ce qui me frappait, c'était la vivacité de son souvenir. Il se souvenait des choses non pas grâce à sa mémoire mais avec son corps. La difficulté chez lui, c'était ses allusions littéraires : il citait les auteurs de mémoire et parfois de manière approximative. Il était dans la fiction, alors qu'importe ! »
Retournée à la littérature germanique, l'universitaire a poursuivi un travail sur les manuscrits de Julien Gracq. Mais surtout, elle est devenue à sa mort son exécuteur testamentaire, détentrice du droit moral sur l'ensemble des textes. Aucune publication n'est aujourd'hui possible sans son aval. « Pour l'instant, je préfère donner du temps au temps », répond-elle sévèrement aux nombreuses sollicitations.
Par ailleurs, au titre d'ayant-droit, elle veille scrupuleusement sur l'utilisation du nom, déposé, de l'auteur (1). Elle accorde son autorisation avec parcimonie. « Il faut imposer des limites, veiller à ce que n'importe quel établissement ne s'empare pas de la mémoire de l'écrivain. » Comme elle sera (très) attentive au projet de Maison des écrivains, mené par la municipalité de Saint-Florent-le-Vieil et la région des Pays de la Loire, que devrait accueillir la demeure de l'écrivain.
Isabelle LABARRE.
Ouest-France
Bernhild Boie avait 24 ans lorsqu'elle rencontra Julien Gracq pour la première fois. Grande lectrice depuis sa découverte d'Un Balcon en forêt, séduite par cet écrivain « qui sortait des chemins classiques », l'étudiante allemande avait choisi de lui consacrer sa thèse de doctorat. « À l'époque, rien n'avait été publié sur lui, à part dans la presse. Je suis venue à Paris et José Corti, son éditeur, m'a tout simplement donné son numéro de téléphone. Je n'y croyais pas. Moi, petite étudiante, je ne me voyais pas déranger l'écrivain ! » Bernhild Boie a fini par appeler Julien Gracq. C'était en 1961. Le début d'une longue amitié, jalonnée de fréquents entretiens, jusqu'à la mort de l'écrivain en décembre 2007. « On ne parlait pas de ses romans. Pour lui, la critique était l'affaire des critiques. Dans ma thèse, je n'ai publié qu'un petit entretien où je l'interroge sur le bouddhisme et sur Wagner. »
Julien Gracq, un nom déposé
Sa thèse abordait les grands thèmes développés dans l'oeuvre de Gracq. Devenue professeur de littérature germanique, Bernhild Boie aura l'occasion, quelques années plus tard, de s'y replonger dans les moindres détails, sollicitée par l'auteur pour l'éditer dans la collection de La Pléïade. « Il m'a demandé si cela m'amuserait de reprendre tout cela. J'ai accepté, en sachant que j'allais sans doute contredire ce que je pensais en 1961. On est toujours un peu péremptoire quand on est jeune ! »
À cette méticuleuse et protocolaire tâche d'introduction et d'annotation de chaque ouvrage, Bernhild Boie a consacré une dizaine d'années. « Ce qui me frappait, c'était la vivacité de son souvenir. Il se souvenait des choses non pas grâce à sa mémoire mais avec son corps. La difficulté chez lui, c'était ses allusions littéraires : il citait les auteurs de mémoire et parfois de manière approximative. Il était dans la fiction, alors qu'importe ! »
Retournée à la littérature germanique, l'universitaire a poursuivi un travail sur les manuscrits de Julien Gracq. Mais surtout, elle est devenue à sa mort son exécuteur testamentaire, détentrice du droit moral sur l'ensemble des textes. Aucune publication n'est aujourd'hui possible sans son aval. « Pour l'instant, je préfère donner du temps au temps », répond-elle sévèrement aux nombreuses sollicitations.
Par ailleurs, au titre d'ayant-droit, elle veille scrupuleusement sur l'utilisation du nom, déposé, de l'auteur (1). Elle accorde son autorisation avec parcimonie. « Il faut imposer des limites, veiller à ce que n'importe quel établissement ne s'empare pas de la mémoire de l'écrivain. » Comme elle sera (très) attentive au projet de Maison des écrivains, mené par la municipalité de Saint-Florent-le-Vieil et la région des Pays de la Loire, que devrait accueillir la demeure de l'écrivain.
Isabelle LABARRE.
Ouest-France
vendredi 2 octobre 2009
mardi 15 septembre 2009
Bagnols sur Cèze Jeudi 17 septembre 2009
Café littéraireÀ 18 h, médiathèque Léon-Alègre, conférence sur Julien Gracq par Marie Benel, enseignante au Cadref. Entrée libre.
Bagnols sur Cèze Jeudi 17 septembre 2009
Bagnols sur Cèze Jeudi 17 septembre 2009
lundi 7 septembre 2009
Crise collective et écriture romanesque chez Julien Gracq
Auteur PERRIN Dominique
Titre Crise collective et écriture romanesque chez Julien Gracq
Other title Julien Gracq : Political Crisis and fiction writing
Directeur DEBREUILLE Jean-yves
Jury GELAS Bruno
Jury DEBREUILLE Jean-yves
Jury MASSON Pierre
Jury MURAT Michel
Diplôme Doctorat Nouveau Régime
Discipline Lettres et arts
Université Université Lumière Lyon 2
Ecole doctorale Humanités et Sciences Humaines
Faculté Faculté des Lettres, des Sciences du Langage et Arts
Soutenance 2006-11-16
dc:type Thèse de Doctorat Nouveau Régime
Résumé L’œuvre de Gracq affirme clairement sa littérarité - par opposition à d’autres types de productions langagières et textuelles - et son indépendance - par opposition à une logique dite de marché. Le problème global que pose le processus de sa consécration est celui du sens et de la portée de cette affirmation d’autonomie : quelle conception de la littérature, quelles valeurs et quel rapport au collectif recouvre t elle effectivement ?
Restituer son contexte historique à la production fictionnelle et prendre en compte l’ensemble des interventions publiques de l’écrivain, en particulier ses entretiens, permet d’interroger la représentation ambiguë d’une grande œuvre « étrangère à son temps » et plus généralement le mythe de l’intellectuel « insituable ». Le retour sur la biographie intellectuelle et sensible de Julien Gracq rappelle qu’il entre en littérature dans le contexte d’une crise politique qui affecte, avec l’installation de l’hitlérisme en Allemagne, l’idée même de société (Partie I). Entre 1936 et 1939, la prise de conscience touchant au caractère catastrophique de la situation politique européenne n’influence pas seulement l’engagement de Louis Poirier au Parti communiste : le sentiment exacerbé de l’ampleur de la crise collective préside à l’invention même de « Julien Gracq » (Partie II), et par là à l’ensemble de la production romanesque (Partie III).
Sumary The works of Julien Gracq claim their belonging to the sphere of literature - in opposition to other forms of expression and writing - and their independance from the law of the market. Our purpose is to fully understand the range of this claim of independance through a series of questions : what would be Gracq’s definition of literature ? What values and what kind of relationship to society are induced by this particular definition ?
In order to answer those questions the present essay particularly focuses on the writer’s speeches and interviews and tries to explore the historical context of his creation. The rise of fascism in the 1930ies was to prove of great significance for Gracq, not only as far as his political comittment - in the Communist party - is concerned, but also because it is at the core of his very process of writing. The writing of his novels can thus be understood in the light of his experience of this major crisis in european thought and tends to contradict the established image of a writer whose work would be « out of his time ».
Mots clefs Julien Gracq; réception; Histoire collective; poïétique
Key Word Julien Gracq;reception;collective history;poïetic
Editeur CyberDocs
Format text/xml
Langue fr
Copyright Copyright PERRIN Dominique et Université Lumière - Lyon 2 - 2006.Ce document est protégé en vertu de la loi du droit d'auteur.
Diffusion [intranet]
URI http://demeter.univ-lyon2.fr/sdx/theses/lyon2/2006/perrin_d
Taille 1026526
Titre Crise collective et écriture romanesque chez Julien Gracq
Other title Julien Gracq : Political Crisis and fiction writing
Directeur DEBREUILLE Jean-yves
Jury GELAS Bruno
Jury DEBREUILLE Jean-yves
Jury MASSON Pierre
Jury MURAT Michel
Diplôme Doctorat Nouveau Régime
Discipline Lettres et arts
Université Université Lumière Lyon 2
Ecole doctorale Humanités et Sciences Humaines
Faculté Faculté des Lettres, des Sciences du Langage et Arts
Soutenance 2006-11-16
dc:type Thèse de Doctorat Nouveau Régime
Résumé L’œuvre de Gracq affirme clairement sa littérarité - par opposition à d’autres types de productions langagières et textuelles - et son indépendance - par opposition à une logique dite de marché. Le problème global que pose le processus de sa consécration est celui du sens et de la portée de cette affirmation d’autonomie : quelle conception de la littérature, quelles valeurs et quel rapport au collectif recouvre t elle effectivement ?
Restituer son contexte historique à la production fictionnelle et prendre en compte l’ensemble des interventions publiques de l’écrivain, en particulier ses entretiens, permet d’interroger la représentation ambiguë d’une grande œuvre « étrangère à son temps » et plus généralement le mythe de l’intellectuel « insituable ». Le retour sur la biographie intellectuelle et sensible de Julien Gracq rappelle qu’il entre en littérature dans le contexte d’une crise politique qui affecte, avec l’installation de l’hitlérisme en Allemagne, l’idée même de société (Partie I). Entre 1936 et 1939, la prise de conscience touchant au caractère catastrophique de la situation politique européenne n’influence pas seulement l’engagement de Louis Poirier au Parti communiste : le sentiment exacerbé de l’ampleur de la crise collective préside à l’invention même de « Julien Gracq » (Partie II), et par là à l’ensemble de la production romanesque (Partie III).
Sumary The works of Julien Gracq claim their belonging to the sphere of literature - in opposition to other forms of expression and writing - and their independance from the law of the market. Our purpose is to fully understand the range of this claim of independance through a series of questions : what would be Gracq’s definition of literature ? What values and what kind of relationship to society are induced by this particular definition ?
In order to answer those questions the present essay particularly focuses on the writer’s speeches and interviews and tries to explore the historical context of his creation. The rise of fascism in the 1930ies was to prove of great significance for Gracq, not only as far as his political comittment - in the Communist party - is concerned, but also because it is at the core of his very process of writing. The writing of his novels can thus be understood in the light of his experience of this major crisis in european thought and tends to contradict the established image of a writer whose work would be « out of his time ».
Mots clefs Julien Gracq; réception; Histoire collective; poïétique
Key Word Julien Gracq;reception;collective history;poïetic
Editeur CyberDocs
Format text/xml
Langue fr
Copyright Copyright PERRIN Dominique et Université Lumière - Lyon 2 - 2006.Ce document est protégé en vertu de la loi du droit d'auteur.
Diffusion [intranet]
URI http://demeter.univ-lyon2.fr/sdx/theses/lyon2/2006/perrin_d
Taille 1026526
De Louis Poirier à Julien Gracq.
Collection privée DR
C’est à une véritable enquête que se livre Dominique Perrin dans son récent ouvrage intitulé De Louis Poirier à Julien Gracq. Le titre en lui-même dessine une trajectoire qui conduit de l’homme à l’auteur : c’est dans cet espace de dédoublement que la critique tente de cerner ce que l’auteur doit à l’homme en cherchant à élucider ce qui a présidé à la naissance de l’écrivain majeur qu’il est devenu.
Après une longue introduction qui parcourt l’ensemble de la critique gracquienne pour en donner un état des lieux, l’ouvrage se dessine en trois étapes successives visant à résoudre l’énigme qui relie « l’instance civile » à « l’instance poétique ». Le préambule se concentre sur le motif qui cristalliserait les enjeux de cette métamorphose, à savoir le « fragment Fest », point de départ d’une investigation chronologique, de la « formation de l’écrivain » (première partie), à « l’énigme » des « débuts littéraires » (deuxième partie), pour mieux conduire à « la question du rapport à l’Histoire collective » (troisième partie).
Le vaste préambule s’intéresse donc au fameux « fragment Fest », situé et mis en perspective par rapport à l’œuvre et au discours critique : s’y lisent les rapports étroits qui lient Louis Poirier au contexte historique de la montée de l’hitlérisme, le climat de cette période de tensions informant le propos et l’élan créateur de Julien Gracq. Le « fragment Fest » constitue ainsi la métonymie fertile du projet critique de Dominique Perrin, celui de la rencontre et de la constitution du « sujet poétique » Gracq sous l’influence d’une « crise collective ».
C’est à une véritable enquête que se livre Dominique Perrin dans son récent ouvrage intitulé De Louis Poirier à Julien Gracq. Le titre en lui-même dessine une trajectoire qui conduit de l’homme à l’auteur : c’est dans cet espace de dédoublement que la critique tente de cerner ce que l’auteur doit à l’homme en cherchant à élucider ce qui a présidé à la naissance de l’écrivain majeur qu’il est devenu.
Après une longue introduction qui parcourt l’ensemble de la critique gracquienne pour en donner un état des lieux, l’ouvrage se dessine en trois étapes successives visant à résoudre l’énigme qui relie « l’instance civile » à « l’instance poétique ». Le préambule se concentre sur le motif qui cristalliserait les enjeux de cette métamorphose, à savoir le « fragment Fest », point de départ d’une investigation chronologique, de la « formation de l’écrivain » (première partie), à « l’énigme » des « débuts littéraires » (deuxième partie), pour mieux conduire à « la question du rapport à l’Histoire collective » (troisième partie).
Le vaste préambule s’intéresse donc au fameux « fragment Fest », situé et mis en perspective par rapport à l’œuvre et au discours critique : s’y lisent les rapports étroits qui lient Louis Poirier au contexte historique de la montée de l’hitlérisme, le climat de cette période de tensions informant le propos et l’élan créateur de Julien Gracq. Le « fragment Fest » constitue ainsi la métonymie fertile du projet critique de Dominique Perrin, celui de la rencontre et de la constitution du « sujet poétique » Gracq sous l’influence d’une « crise collective ».
lundi 17 août 2009
Une maison Gracq à Saint-Florent-le-Vieil 2 aout 2009
Une maison Gracq à Saint-Florent-le-Vieil
La maison natale de l'auteur des Eaux étroites va devenir une « maison des écrivains ». Un de ses souhaits avant sa mort.
Héritier de Jules Verne et des surréalistes, l'auteur d'Au château d'Argol est décédé en décembre 2007 à l'âge de 97 ans. Il souhaitait qu'après sa mort, sa maison, située sur le bord de la Loire à Saint-Florent-le-Vieil, devienne une « maison des écrivains ». Le projet est en bonne voie : Hervé de Charette, maire de la commune, vient accepter l'héritage de son illustre administré.
Compte tenu de l'importance de ce patrimoine immobilier et surtout des travaux qu'il nécessite, le cadeau pouvait paraître empoisonné. Le montant des travaux est estimé à 1 700 000 € !
Première légataire, la Fondation de France a déclaré forfait, faute de moyens suffisants. Avant de se décider, Hervé de Charette s'est donné le temps de la réflexion, en établissant de nombreux contacts avec la Région, le Département, le ministère de la Culture et même l'Élysée. Le statut d'ancien ministre permet d'ouvrir bien des portes.
Il a, semble-t-il, obtenu des garanties suffisantes de la Région, présidée par le socialiste Jacques Auxiette, pour lancer l'opération. La commune souhaite réaliser ce projet avec un groupement d'architectes et de bureaux d'études. Un appel d'offres va être lancé prochainement.
Ce lieu n'a pas vocation à devenir un musée ou une maison d'écrivain, Julien Gracq était opposé à cette idée. Il souhaitait qu'il devienne un espace vivant, ouvert aux créateurs. Le projet, d'envergure internationale, devrait aller dans ce sens.
M. C.
Ouest-France
La maison natale de l'auteur des Eaux étroites va devenir une « maison des écrivains ». Un de ses souhaits avant sa mort.
Héritier de Jules Verne et des surréalistes, l'auteur d'Au château d'Argol est décédé en décembre 2007 à l'âge de 97 ans. Il souhaitait qu'après sa mort, sa maison, située sur le bord de la Loire à Saint-Florent-le-Vieil, devienne une « maison des écrivains ». Le projet est en bonne voie : Hervé de Charette, maire de la commune, vient accepter l'héritage de son illustre administré.
Compte tenu de l'importance de ce patrimoine immobilier et surtout des travaux qu'il nécessite, le cadeau pouvait paraître empoisonné. Le montant des travaux est estimé à 1 700 000 € !
Première légataire, la Fondation de France a déclaré forfait, faute de moyens suffisants. Avant de se décider, Hervé de Charette s'est donné le temps de la réflexion, en établissant de nombreux contacts avec la Région, le Département, le ministère de la Culture et même l'Élysée. Le statut d'ancien ministre permet d'ouvrir bien des portes.
Il a, semble-t-il, obtenu des garanties suffisantes de la Région, présidée par le socialiste Jacques Auxiette, pour lancer l'opération. La commune souhaite réaliser ce projet avec un groupement d'architectes et de bureaux d'études. Un appel d'offres va être lancé prochainement.
Ce lieu n'a pas vocation à devenir un musée ou une maison d'écrivain, Julien Gracq était opposé à cette idée. Il souhaitait qu'il devienne un espace vivant, ouvert aux créateurs. Le projet, d'envergure internationale, devrait aller dans ce sens.
M. C.
Ouest-France
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